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Renouveau au XIXe siècle 

Liberté retrouvée, refleurissement des écoles ! 

"Tout ou à peu près était à créer dans le domaine de l’instruction populaire au sein du protestantisme français, alors sans cohésion organique, privé de ses rouages traditionnels, c’est-à-dire de ses Synodes, dispersé dans toute la France."

Albert Valez, résumant la situation du protestantisme dans la première moitié du XIXe, 1929. 

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L’année 1789 marque le début d’une nouvelle page pour les protestants : ils gagnent peu à peu l’égalité civile, la liberté de conscience et la liberté de culte. On assiste dès la chute de Robespierre le 27 juillet 1794, à la réouverture de nombreux Temples faisant suite à la proclamation de la liberté de cultes. 

 

En matière d’instruction, les protestants (tout comme les juifs) retrouvent certaines prérogatives qu’ils s’étaient vu confisquer sous l’Ancien Régime. Pour autant, les écoles protestantes ont du mal à se développer et nous sommes bien loin du réseau scolaire existant au XVIIe siècle : il existe 345 écoles réformées en 1829 contre 611 en 1659. 

Se pose alors un paradoxe : Comment se fait-il que le protestantisme, religion qui encourage l’aiguisement de l’esprit critique et la lecture de la Bible par soi-même, n’ait pas d’écoles pour former ses enfants ?

La manque de cohésion organique et la privation des rouages traditionnels du culte (synodes, etc.) sont des éléments de réponse. En attendant ... la majorité des familles préfère encore l’analphabétisme au prosélytisme des écoles catholiques ! 

C’est alors que plusieurs notables protestants décident d’agir en travaillant à la création de nouvelles écoles. Plusieurs sociétés, dont notamment la SEIPP (Société pour l’Encouragement de l’Instruction Primaire parmi les Protestants de France fondée en 1829 par le Marquis de Jaucourt) décident de soutenir les projets de créations d’écoles et d’encourager toutes les initiatives protestantes en matière d’instruction. 

Petit à petit, une nouvelle toile d’établissements protestants se tisse en France. Bien que partageant une même envie (celle de proposer une alternative à l’école catholique), ces écoles prennent différentes : 

 

  • formes et périodicités (classiques, ambulantes, saisonnières, à domicile, etc.), 

  • types de propriétés (gratuites ou payantes, communales ou privées, etc.), 

  • pédagogies (méthodes mutuelle, simultanée, intuitive, etc.), 

  • visions éducatives (écoles mixtes quant au sexe et/ou quant à la confession ou non, etc.) 

 

De manière générale, les établissements protestants se distinguent grâce aux innovations pédagogiques qu’ils proposent et privilégient souvent l’enseignement mutuel (c’est-à-dire des écoles organisées en groupes de niveaux où les élèves les plus âgés et en avance assistent le maître en encadrant un groupe composé d’élèves plus jeunes et moins avancés).   

 

Pour répondre aux besoins d’instituteurs et d’institutrices, deux écoles normales sont créées et entretenues par la SEIPP à Courbevoie (pour les garçons) et à Boissy Saint-Léger (pour les filles). 

 

En 1880, à la veille des lois Ferry, on compte plus de 1530 écoles protestantes en France. 

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